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Utopies
Utopies

Les sociétés utopiques décrites dans les romans et nouvelles de SF ont souvent pour cadre des cités en vases clos, mais pas toujours. Voici deux exemples caractéristiques de le fin des années 60/70.

Dans le roman L'Age de Cristal écrit en 1967 par William F. Nolan et George C. Johnson, les humains du 24ème siècle ayant survécu aux catastrophes sociales provoquées par la surpopulation ont constitué, sous l'impulsion de la jeunesse, un nouveau modèle de société, dans lequel tous les besoins sont satisfaits, à une condition : la vie humaine a une durée légale de 21 ans.

Chaque citoyen peut accéder à une variété impressionnante de loisirs, et dispose de la possibilité de se déplacer sans limitations. Mais à l'intérieur de la paume de chacun, une fleur de cristal coloré indique l'âge et émet un signal permanent, permettant à l'ordinateur central de localiser instantanément n'importe qui sur Terre. Le jour de ses vingt-et-un ans, sa fleur de cristal clignote et le citoyen doit se présenter de lui-même dans un délai de vingt-quatre heures à la Maison du Sommeil la plus proche, où une euthanasie indolore est pratiquée.

Ceux qui refusent cette loi essaient de fuir après leur dernier jour, mais leur cristal noir les rend immédiatement repérables, et surtout, l'ordinateur central lance contre eux les membres d'une police spécialisée dans la chasse à l'homme : les Sandmen (Marchands de Sable). Ceux-ci ont pour tâche d'abattre à vue, sans sommation, tout nouveau Fugitif.

Le film L'Age de Cristal de Michael Anderson sorti en 1976 et tiré du roman insiste davantage sur le thème de la cité hermétique, dans laquelle les citoyens mènent une vie sans soucis mais sont enfermés sous des dômes géodésiques. A la différence du livre, la vie humaine est portée à 30 ans et se termine non par une euthanasie mais dans un rituel flamboyant, le Carousel. En effet, les citoyens de la Cité des Dômes sont persuadés qu'à l'issue de cette cérémonie, ils seront renouvelés et se réincarneront dans les nouveaux-nés de la nursery automatisée. Seuls les Fugitifs ont quelques doutes quant à la réalité de cette réincarnation.

Les Monades Urbaines, roman à épisodes de Robert Silverberg et dont l'action se déroule également au 24ème siècle, nous présente une humanité affranchie des problèmes de surpopulation. Dans ce livre, l'auteur campe son décor sur Terre, mais il nous laisse entendre que des modèles de développement différents sont la norme sur les autres planètes colonisées du système solaire.

Lorsqu'un visiteur en provenance de Mars ou Vénus est invité dans une des monades urbaines de la Terre, il ne peut qu'être abasourdi devant ces tours de mille étages, abritant jusqu'à un million de personnes et regroupées en constellations urbaines qui remplacent les anciennes agglomérations historiques. L'humanité a choisi sur Terre un mode de développement vertical, laissant 90 % des surfaces continentales disponibles pour l'agriculture.

Chaque monade représente une entité autonome (production d'énergie, de biens manufacturés, recyclage des déchets), les conditions de vie y paraissent à première vue idylliques, les conflits sont pratiquement absents, les habitants vivent en sécurité et ne manquent de rien, mais tout cela au prix d'une promiscuité effrayante.

On ne saurait terminer sans citer 1984 de George Orwell et le Meilleur des Mondes d'Aldous Huxley. Dans 1984, un bonheur uniforme est assuré à tous, dans ce qui ressemble à une dictature collectiviste. Pour éviter toute velléité de rebellion, les administrateurs encouragent l'emploi d'un vocabulaire simplifié, ne comportant pas assez de mots pour exprimer l'idée même de révolte.

La société décrite dans le Meilleur des Mondes s'attache à prévenir tout conflit en sélectionnant ses citoyens dès leur naissance. La mise au monde des enfants n'est plus abandonnée au hasard génétique, mais est au contraire soigneusement planifiée. Suivant les besoins économiques, des individus adaptés sont produits à partir de banques d'embryons congelés. On retrouve ce thème de la sélection des individus suivant leur patrimoine génétique dans le film Bienvenue à Gattaca.


Romain Dabek

Romans sur ce thème
1984
Fahrenheit 451
L'Age de Cristal
L'Utopie
Le Meilleur des Mondes
Les Monades Urbaines

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Dessinateur des célèbres bellaminettes, auteur de la série BD "Sylfeline", parue chez Dargaud




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